INTRODUCTION
La recherche sur les organo-silanes, plus connus sous l'appellation générique de Silanols, a commencée peu après la deuxième guerre mondiale et certains complexes organo-silicés existent depuis 1954.
Longtemps considérés comme un simple élément trace, le silicium est en réalité l'un des macro-éléments secondaires présent à plus de sept grammes dans le corps humain en bonne santé et de fait, l'un des principaux acteurs des mécanismes vitaux.
C'est en 1970 qu'un chercheur Français, Norbert Duffaut, mettra au point la première molécule pouvant répondre à l'appellation de Silicium Organique. Après des années d'essais en clientèle privée, Norbert Duffaut sera rejoint par un autre chercheur Français, Docteur en Sédimentologie, Loïc Le Ribault. Ensemble, il mettront au point la molécule G4. Après la mort de Norbert Duffaut, Loïc Le Ribault élaborera la molécule llrG5 dont la présentation quelque peu maladroite lui valut les démélés que l'on sait avec la justice française.
Entre temps, de nombreux travaux, certes moins tapageurs, étaient menés de part le monde par d'autres chercheurs non moins méritants, tel le Docteur G. Rager, cardiologue ayant collaboré avec le Docteur R. Saubens Le Loch sur des traitements à base de Silicium. Les travaux méritants du Dr. Voisin, pharmacien, ne sont pas non plus à ignorer. Enfin, les travaux du Prof. Dr. Christian Daniel ASSOUN sur l'élaboration des matières de base des Silanols sont antérieurs aux développements commerciaux récents des "Silicium Organique" comme l'atteste les brevets déposés en France en 1975, en Angleterre en 1976 et en Suisse en 1994. Ces travaux, ont notamment permis l'élaboration d'une molécule originale de Silicium Organique qui permet d'atteindre des concentrations en Silicium élément 10 à 15 fois supérieur à ce qui se faisait jusqu'alors, tout en conservant les qualités d'assimilation du Silicium Organique.
Au cours des années, de nombreuse revendications thérapeutiques ont été attribués aux Silanols, dont certaines très fantaisistes et même mensongères. Nous avons donc choisi, de faire le point sur les différents travaux d'applications thérapeutiques ou neutraceutiques du Silicium.
BIODISPONIBILITE DES DIFFERENTES MOLECULES
Pour bien comprendre la biodisponibilité du Silicium Organique, il est important de faire la différence antre les formes multiples biochimiques de la Silice (SiO2), de l'élément Silicium (Si) et des différents silanols.
Par ailleurs, il faut savoir que les milieux organiques en général et le milieu intracellulaire en particulier sont des suspensions colloïdales, ce qui peut nous emmener à penser que la meilleure façon de favoriser l'absorption d'un métal ou d'un métalloïde est de le présenter sous cette forme.
Ce raisonnement est vrai et faux à la fois, et nous verrons qu'en dehors de la molécule créée par le Prof. Dr. Assoun qui se présente sous forme de Silicium Organique Colloïdal, les autres formes de Silicium Colloïdal sont très difficilement assimilables.
Propriétés physico-chimiques du Silicium
Le Silicium (Si) est un métalloïde - métal cristal doué de propriétés optoquantiques reverses - à savoir que lorsqu'il est irradié par rayonnement UV, il produit un courant, et sous conditions critiques électriques, il emet un rayonnement quantifiable.
Il constitue 28 % de la croûte terrestre (27,7), ce qui fait de lui le quatrième élément derrière l'Hydrogène (H), l'Azote (N) et l'Oxygène (0), et le second constituant de la croûte terrestre derrière l'Oxygène. On doit sa découverte au Suédois Jöns Jacob Berzelius en 1824. Sous sa forme amorphe c'est une poudre brune ; sous sa forme cristalline, il est gris et d'apparence métallique.
Solide, il ne réagit pas avec l'Oxygène, l'eau et la plupart des acides. La poussière de Silice (SiO2) est légèrement toxique et très irritante. Il appartient au rang électronique 14 de la table de classification périodique, sa masse atomique est de 28 et il a une valence 2 et/ou une valence 4. Son point de fusion est de 1410° Celsius (centigrade), son point d'ébullition est à près du double avec 2680°, sa température critique s'élève à 4920°. Sa densité est de 2,32. Etymologiquement le nom vient du latin "silicis" signifiant silex (ce dernier étant, d'ailleurs, une forme impure du quartz). Il est le principal constituant de l'argile, du granit, du quartz et bien sûr du sable. Pour produire du Silicium de manière industrielle, on utilise la réaction entre la Silice (SiO2) et le Carbone (C) à une température de 2000°. Sous sa forme la plus répandue de dioxyde SiO2, il est utilisé dans la fabrication du verre. Le carbure de Silicium est l'une des matières les plus dures et est utilisé pour certains polissage. Sous forme cristalline, il est utilisé dans les semi-conducteurs.
La forme minérale
C'est sous cette forme de silice (dioxyde de Silicium) qu'il est le plus répandu. Sous sa forme la plus pure et à la pression adéquate, le dioxyde de Silicium formera le quartz ou Cristal de Roche. Sous cette forme, le Silicium (Si) établit avec l'Oxygène (O) des liaisons fortes dites covalentes, chaque atome de Silicium étant lié à deux atomes d'Oxygène d'où le nom de dioxyde de ce genre de matériau. La deuxième forme solide sous laquelle se présente le Silicium sont les silicates. Les silicates sont les principaux constituants des roches et pierres semi-précieuses ou fines.
La silice est utilisée dans l'industrie des semi-conducteurs, dans les papiers dit "de verre" ou les toiles abrasives, dans le verre comme nous l'avons vu et dans les cimenteries. On peut l'utiliser également comme isolant thermique (four réfractaire, bougies automobiles, etc...)
La forme liquide
La forme naturelle liquide du Silicium est l'acide orthosilicique, acide atypique Si(OH)4 qui, moléculairement correspond à un hydroxyde de Silicium tétravalent. C'est sous cette forme que l'on trouve le Silicium dans les végétaux dont l'usine chimique fabrique des organo-silicés utilisables par le végétal. Cependant, la plus grande partie du Silicium est oxydée et donc une très faible proportion réellement assimilable.
Le Silicium Colloïdal
Extrait dans la majorité des cas de la prêle et de silices minérales (argiles ou autres), il est formé de colloïdes en suspension dans l'eau. Un colloïde est en quelque sorte à mi-chemin entre sel solides et sel soluble ; de ce fait il est plus assimilable qu'un solide mais beaucoup moins qu'un liquide. Pour augmenter l'assimilation d'un colloïde la seule technique possible est de réduire la taille des molécules en suspension.
Mais revenons à la Silice colloïdale : pour passer la barrière digestive, elle s'associe à une protéine qui lui sert de transporteur. Celle-ci étant non spécifique - elle assure le transport d'autres substances - elle atteint rapidement son seuil de saturation et par conséquence la quantité de Silicium qu'elle peut transporter, limitant de cette manière l'assimilation de ce dernier. S'il fallait donner un chiffre concernant ce taux d'assimilation, celui-ci avoisinerait les 7 %.
Ces 7 % représente donc la fraction efficace qui donne déjà de très honorables résultats en supplémentation chez l'homme avec cependant certains risques comme nous le verrons.
Le Silicium Organique
Le Silicium Organique est obtenu à partir de la "prédigestion", c'est à dire la transformation du Silicium minéral par l'action de micro-organismes sur des cristaux de quartz (Cristal de Roche). Parmi les facteurs développant l'activité de ces micro-organismes se trouvent certains acides aminés - constituants des protéines - qui s'associent au Silicium devenu hydrosoluble pour donner une solution que nous pouvons classer dans la famille des silanols d'acides aminés. De part son hydrosolubilité et du fait de la liaison directe avec les acides aminés transporteurs, le Silicium Organique est presque directement assimilable à des taux très élevé. S'il fallait, là encore, donner un chiffre, celui-ci se situerait entre 50 et 70 %.
Les dérivés organiques acido-solubles sont donc la forme idéale pour participer aux échanges métaboliques. Ils représentent une forme idéalement absorbée au niveau du tractus digestif. Nous savons qu'ils peuvent, par ailleurs, traverser la peau et donc être absorbés par simple application cutanée. Cette précision est importante, eu égard à la législation qui n'est pas la même partout. Dans certains pays, l'usage interne du Silicium est déconseillé ; ailleurs, le plus souvent, il est particulièrement recommandé.
Il existe une autre forme de Silicium Organique, obtenu par un procédé exclusif de lyophilisation, à partir de la membrane uvéale (sous coquillière) et de la coquille d'oeufs de poule.
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