INTRODUCTION
Comme tout un chacun nous sommes sensibles aux bienfaits que nous apporte notre civilisation occidentale, tant sur le plan du confort que de la diminution théorique des risques de la vie. Face à cet avalanche de progrès nous perdons de vue l'essentiel, à savoir la diminution sans cesse croissante de nos défenses immunitaires, la diminution de la spermatogenèse, les risques nouveaux que nous font courir les industries de pointe comme si notre civilisation ivre de ses progrès théoriques avait oublié les leçons et le savoir comme la sagesse accumulés par nos anciens. C'est justement en se tournant vers les connaissances des générations qui nous ont précédés que nous allons redécouvrir la Propolis, remède, pour beaucoup, de bonne femme, pour moi qui l'utilise et qui m'y suis intéressé remède de "buena fama". Ce remède, puisqu'il faut bien l'appeler ainsi, l'un des plus anciens de l'humanité puisque son utilisation remonte presque à la préhistoire, fut complètement délaissée par l'industrie pharmaceutique pour finalement être complètement oubliée en début de vingtième siècle. Ce n'est que grace à quelque apiculteur passionné et au biologiste K.Lund Aagaard que cette substance quasi "merveilleuse" a pu retrouver ses lettres de noblesses. Pour résumer ce qui va suivre, la Propolis va intervenir pour renforcer les défenses immunitaires, la cicatrisation, et bien d'autres aspects que je vous invite à découvrir.
ET SI NOUS SUIVIONS L'EXEMPLE DES ABEILLES
Les êtres vivants, qu'ils soient animaux ou humains apprennent très vite que la vie est une lutte sans merci pour la survie. Si les humains dans nos sociétés, dites policées, ont perdu de vue cet aspect primordial, les
animaux et particulièrment les insectes, non touchés il est vrai par la civilisation, en sont restés conscients. Cette leçon de vie que tout être vivant reçoit un jour ou l'autre se double d'une seconde ; à savoir que l'union et
le nombre augmentent les chances de remporter le combat. Les abeilles font partie des espèces qui ont parfaitement intégré ce concept qui leur a permis de survivre suivant des règles pratiquement inchangées depuis cinquante millions d'années.
Si le regroupement d'une masse d'individus en un lieu commun augmente les chances de survie, il augmente également les chances de crises pathogènes au niveau de la communauté et exige pour la survie de l'ensemble la mise en oeuvre de techniques
de désinfections prophylactique efficaces et qui permettent à l'individu de survivre à travers le groupe. C'est le cas pour tout dans la nature, les arbres se regroupent en forêt, les poissons en bancs, les abeilles en essaims, etc...
Il est important de constater que tous ces groupes s'intègrent parfaitement à leur environnement et de ce fait augmente ses chances de survie. Cet aspect du groupe est apparemment absent de l'esprit humain qui pour sa part, détruit son environnement,
en infligeant à son biotope des changements brusques et inadaptés qui nuisent à son équilibre et à son maintien. De tout temps, l'homme a essayé de copier la nature, en oubliant souvant parfois qu'il est inutile de vouloir faire mieux qu'elle car
quand "elle fait de l'équilibre, elle le fait beaucoup mieux que nous". Les abeilles ont toujours intrigués les chercheurs, de part leur organisation, leur pérennité et leurs capacités d'adaptation. Aujourd'hui le monde scientifique est d'accord pour
dire qu'elles commencèrent à s'organiser en essaims il y a un peu plus de cinquante millions d'années. Au début, ces colonies naissantes furent sans aucun doute souvent détruites par les parasites de toutes sortes, jusqu'à ce que les abeilles découvrent
sur certains bourgeons une résine qui mélangée à la cire et à une enzyme issue de leur système salivaire les protège pratiquement de toutes les contaminations en provenance du monde extérieur. Sous forme d'un mastic elles l'utilisent pour colmater la ruche, mais
également pour construire à l'entrée de la ruche un "sas de décontamination" qu'elles doivent traverser à chaque retour dans l'habitat commun. Si une espèce a appris à gérer la promiscuité, ce sont bien les abeilles avec moins d'un cm3 d'espace pour vivre et travailler
par individu, elles vivent dans les conditions que nous subissons dans une rame de métro aux heures de pointes, et dans des conditions telles, un seul individu peut rapidement contaminer l'ensemble du groupe si des solutions prophylactiques ne sont pas mises en place.
Cette solution prophylactique c'est la Propolis. Par exemple, une souris qui pénètre dans la ruche est tuée puis enrobée de Propolis qui va la conserver intacte parfois plusieurs années alors que la température de la ruche avoisine les 37° avec un taux hydrométrique relativement
important, donc des conditions très favorables au développement de germes.
Ce sont les Grecs qui ont baptisé cette substance, éthymologiquement Propolis signifiant "devant la cité". Il semblerait que sa première utilisation par l'homme remonte au néolithique soit environ douze mille ans avant JC. Les témoignages écrits les plus anciens,
sont issus de tombes mésopotamiennes et remontent à quelques quatre mille sept cents ans. On sait que la Propolis était utilisée en Egypte dans les rituels d'embaumement. On peut considérer que les premières indications scientifiques sont dues au philosophe naturaliste Aristote qui
nous indique que les abeilles tirent la Propolis des "larmes des arbres". Il recommande déjà (quatrième siècle avant JC) son utilisation pour les ecchymoses et les plaies purulentes. Pline, naturaliste et historien parle de la Propolis dans son "Traités de la science naturelle" et la recommande
pour les yeux, les plaies et les organes internes. Dioscoride, à la même époque, nous dit que l'on trouve la Propolis près de l'entrée de la ruche et qu'elle permet de retirer les épines et les pointes de flèches et également qu'elle embellit la peau. Rien de bien étonnant, lorsque l'on
sait que l'ADN des produits de la ruche est étonnament proche de celui des cellules de la peau humaine. Les Incas utilisaient également la Propolis à des fins thérapeutiques pour soigner les infections accompagnées de fièvres. La médecine militaire a souvent eu recours à la Propolis pour soigner
les plaies sur les champs de batailles. En 1965 le Professeur Chauvin mettra en évidence la résistance des abeilles aux virus et aux bactéries et établira le lien entre cette résistance et
l'utilisation systématique dans la ruche de la Propolis. Le chercheur Américain Forse mettra également en évidence les propriétés bactéricides et bactériologiques de la Propolis.
PROPOLIS ET SYSTEME IMMUNITAIRE
Le système immunitaire, s'il est en bon état, est certainement le meilleur moyen de protection contre les agressions pathogènes et par voie de conséquence la maladie. Les recherches en la matière sont loin d'être fermée et il reste sans doute bien des choses à découvrir sur un des systèmes les plus complexes de l'organisme. En naturothérapie, nous avons de nombreux outils pour stimuler son bon fonctionnement et de nombreuses plantes et huiles essentielles peuvent venir à son aide. En ce qui concerne strictement les molécules qui peuvent soutenir le système immunitaire nous nous intéresserons plus particulièrement aux flavonoïdes contenus en plus ou moins grande quantité dans la Propolis. Ces molécules hautement actives sont certainement en partie responsable de la réputation de la Propolis. Outre leur vertus anti-inflammatoires elles accélèrent notablement les processus de destruction des agents pathogènes en renforçant les cellules macrophages. Les flavonoïdes contenus dans la Propolis sont efficaces contre la majorité des agents pathogènes qu'il s'agissent de virus, bactéries ou champignons et présentent l'avantage qu'il n'y a pas de résistance connue à leur action ciblée, les bactéries et autres virus n'arrivant pas à s'y adapter. Les études récentes montrent qu'il y a très peu d'allergies à la Propolis et que lorsque cela est le cas, elles sont légères et sans conséquences. D'autre part l'action des flavonoïdes de la Propolis ne se limitent pas à la destruction des agents pathogènes mais permettent dans le cadre d'une action préventive de maintenir le système immunitaire dans un état d'alerte optimum.
PROPRIETES BACTERICIDES ET BACTERIOSTATIQUES
Les différentes études et particulièrement celles du Professeur Lindenfelser montre une activité bactéricide très puissante. Un test clinique réalisé sur des cultures de streptocoques a fait ressortir le mécanisme antibactérien de la Propolis en montrant qu'elle stimulait à tel point l'activité des bactériophages, que ceux-ci se trouvent doubler leur activité. A la lumière de ces études il apparait que la Propolis a des propriétés bactéricides deux fois plus importantes que la plupart des antibiotiques. Chez les personnes âgées, dont l'activité thymique est réduite (thymus) les études menées par le Dr John Diamond ont montré que la Propolis stimule l'activité du thymus en améliorant sa production hormonale. Il est à noter que cet activation thymique peut être très importante. Par ailleurs les études menées par le Professeur Scheller dans les années 1980 ont démontré que la Propolis accélérait et renforçait le métabolisme cellulaire, et rajeunissait les cellules en permettant une division deux fois plus rapide. En outre les mêmes études ont montré que la Propolis débarassait le sang des staphylocoques qui pouvaient éventuellement être résistants aux antibiotiques. Citons les conclusions du Professeur Scheller : "Dans cette étude c'est principalement l'effet sur le système immunitaire qui est examiné, mais les autres effets positifs de la Propolis sur la circulation, le métabolisme, le bien-être du corps et sur les maladies infectieuses sont attestés en même temps. Plus l'homme vieillit, plus son système immunitaire s'affaiblit et l'organisme perd sa capacité à maintenir sa santé propre et à résister aux agents pathogènes. On observe une augmentation du nombre des maladies qui est la conséquence directe de la faiblesse de la résistance du système immunitaire. L'objectif thérapeutique est de stopper ou du moins de ralentir ce processus de dégradation. Les études que nous avons menées montrent de toute évidence, avec une série de résultats positifs, que la Propolis, substance naturelle, développe un potentiel renforçant la résistance au processus de dégradation du système immunitaire."Au cours de ces études le Professeur Scheller traita entre autre des bronchites chroniques, des personnes âgées non malade mais dont l'état général s'améliora rapidement ce qui de son propre aveu était autant visible physiquement que psychologiquement. Enfin, il traita par ovules de Propolis des inflammations vaginales au "candida albican" et obtint des résultats durables et supérieur aux thérapies conventionnelles. Le Docteur Edith Lauda traita, pour sa part, des problèmes d'acnés avec succès, ce que j'ai pu d'ailleurs vérifier sur certains de mes patients.
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