DEBUT D'ARTICLE
CUEILLETTE ET PREPARATION
Les plantes sont à récolter dans les lieux où elles poussent naturellement en grande quantité, ce qui assure la teneur en principes actifs. La cueillette doit s'effectuer en respectant la plante, inutile d'arracher une plante dont on utilisera que la sommité fleurie. La culture des plantes médicinales doit bien entendu se faire sans engrais chimiques. La récolte des fleurs et des sommités fleuries doit se faire dans la plupart des cas en début de floraison et par temps ensoleillé. Les feuilles et les tiges sont également à récolter par temps sec et au début de la floraison. Ne ramassez pas de plantes destinées au séchage lorsqu'elles sont couvertes de rosée, vous auriez beaucoup de mal à obtenir un séchage correct. Les racines à sécher se récoltent à l'automne et parfois au printemps. Les bourgeons sont récoltés avant l'éclatement. Le séchage doit se faire à l'air sur claie ou sur un linge propre en évitant l'exposition directe au soleil qui cuirait la plante. Les plantes séchées sont à renouveler tous les ans. Les principales utilisations sont énumérées ci-dessous :
Infusion :
Porter à ébullition la quantité d'eau nécessaire. Laisser bouillir cinq minutes pour détruire tous les germes. Mettre les plantes dans un récipient et verser l'eau bouillante. Laisser infuser un quart d'heure ou plus, filtrer et sucrer si cela est vraiment nécessaire de préférence avec une cuillère de miel.
Décoction :
Cette méthode est souvent utilisée pour les racines. Faire boullir la plante dans la quantité d'eau nécessaire pendant au minimum dix minutes. Filtre et sucrer s'il y a lieu.
Macération :
Il s'agit d'une préparation à froid. Recouvrir les plantes de la quantité indiquée de liquide froid et laisser en contact le temps nécessaire. Si la macération se fait à l'eau, utiiser de l'eau bouillie refroidie. Ne pas faire de macération dans des récipients oxydables, l'idéal est le bocal de verre que vous placerez à l'abri de la lumière s'il le faut.
Alcoolature :
Il s'agit d'une préparation par dissolution des principes actifs de la plante fraîche dans l'alcool. Hacher la plante et la laisser macérer, généralement une dizaine de jour dans l'alcool de 60 à 90°. Pour ma part je prépare toujours avec de l'alcool à 90° que je rectifie au bout de quelques heures avec un tiers d'eau de source. Le mélange ainsi obtenu titre 66° et le résultat est satisfaisant pour la plupart des plantes. Une fois la macération terminée, filtrer sur papier et conserver en flacon hermétique de préférence en verre teinté à l'abri de la lumière. Une alcoolature bien conditionnée se conserve plusieurs années sans problème.
Teinture :
La teinture relève de la même opération que ci-dessus mais en utilisant des plantes séchées que l'on fera macérer dans cinq fois leur poids en alcool.
Sirops et vins :
Nous donnons pour certaines plantes des recettes faciles et qui se conservent bien dès lors que l'on suit les conseils.
Macérat huileux :
Il s'agit de macérat préparé dans le but de transmettre à une huile végétal les principes actifs d'une plante donnée.
Ainsi, le millepertuis qui traditionnellement est macéré avec de l'huile d'olive ou le calendula. Ces deux macérats sont les plus connus. Mais on pratique également de la même manière avec l'Arnica, la Camomille et bien d'autres plantes. Les macérats huileux sont très souvent issus de la culture locale.
Deux cent à trois cent grammes de plantes fraîches suffisent pour un litre d'huile. On utilisera des pôts de trois ou quatre litres que l'on remplira de plante sans trop la tasser. On recouvrira d'huile végétale.
On peut démarrer la macération par une exposition au soleil, ce qui raccourcit notablement l'opération en chauffant le mélange et de plus lui tranmet une énergie certaine.
LE BAPTEME D'UNE PLANTE
De tout temps à jamais, les savants ont essayé de classer les différentes espèces vivantes, que ce soientt les animaux ou les plantes.
Le naturaliste suédois Charles de Linné au XVIIIème siècle a précisé les notions d'expèces et de genre. Le genre étant le regroupement de plusieurs espèces possédant des caractères communs. Puis viennent les familles qui regroupent les genres selon les mêmes principes et les ordres qui regroupent les familles. Ensuite on trouve les classes regroupant les ordres, les sous-embranchements regroupant les classes, les embranchements regroupant les sous embranchements et le règne végétal regroupant les embranchements.
Pour simplifier vous trouverez à la page suivante les 100 familles actuellement utilisées pour classer les plantes ainsi que quelques plantes représentatives.
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