INDEX DES PLANTES MEDICINALES
L'index ci-dessous vous permet d'accéder aux fiches techniques individuelles de plus de
500 plantes médicinales.
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INDEX DES PATHOLOGIES ET SYMPTOMES
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INTRODUCTION
Bien avant l'Histoire officielle, les hommes, par instinct, se soignaient avec les plantes. Observation des animaux
et simple curiosité leur permirent de découvrir les premiers secrets des simples à une époque où la médecine était loin de faire ses premiers pas. Ce qui plus tard deviendra
la phytothérapie était la science des "Femmes des sources", ces merveilleuses guérisseuses dont Paracelse disait :"Tout ce que je connais des plantes c'est aux sorcières que
je le dois".
Ces sorcières, l'église les mettra au bûcher pour détruire un savoir qu'elle ne possédait pas et qui la dérangeait.
Le 20ème siècle, sous prétexte de science a voulu, à travers la toute puissante industrie pharmaceutique, isoler les principes actifs des plantes ou pire, les copier.
C'etait oublier que ce que fait la nature, elle le fait bien ! Isoler un principe actif, c'est détruire un équilibre, une synergie, et lorsque on ne perd pas en efficacité, on
gagne, malheureusement, bien souvent en nocivité. Le copier, a amené à des erreurs monumentales et à des erreurs dramatiques. Mais là n'est pas le propos. Notre but et notre ambition
est de redonner à chacun l'envie de se soigner naturellement, de se préserver en préservant la nature et les milliers de plantes qui l'habitent et dont nous sommes loin d'avoir découvert
tous les secrets. Ouvrons les yeux et faisons mentir le célèbre naturaliste romain Pline l'Ancien qui déclarait :
C'est là une disposition naturelle de l'esprit humain, toujours plus porté à estimer ce qu'il ne possède pas ou ce qui est rare et cher, plutôt que ce qu'il possède et voit croître à ses pieds"
Les vieux écrits
En découvrant de vieux livres et parchemins, les chercheurs ont pu reconstituer les connaissances que les anciens avaient de ce que l'on appelle les simples. On constate qu'au fil des millénaires les connaissances acquises sont colossales.
En Chine dès 2900 avant Jésus-Christ paraissait un ouvrage dans lequel sont décrites plus de 350 plantes.
En Egypte, c'est vers 1500 avant notre ère que le Papyrus Ebers a vu le jour avec plus de 900 formules phytothérapeutiques.
Au cours des siècles de nombreux savants et chercheurs se sont intéressés aux plantes et à leurs applications. Le médecin grec Hippocrate (460-370 av.J-C) s'imposa d'ailleurs grâce aux nombreux ouvrages et thèses sur les remèdes naturels. Aristote (384-322 av. J-C) était également un remarquable phytothérapeute.
Depuis l'an 0 de notre ère on peut citer :
le médecin grec Dioscoride (40-90) qui rédigea le "De materia medica" qui joua un rôle important pendant plusieurs siècles, cet ouvrage décrivant plus de 700 plantes médicinales et leur usage,
Pline l'Ancien (Caius Plinus Secundus) qui à Rome écrit vers la même époque sa "Naturalis historia" (Histoire naturelle) qui consacre ses 37 tomes aux plantes médicinales,
plus tard Claudius Galenus, le célèbre Galien, consacra une partie de sa vie à réactualiser les connaissances des anciens, et les écrits du médecin personnel de l'empereur Marc Aurèle serviront de références jusqu'au bas Moyen Age.
On pourrait continuer ainsi pendant de nombreuses pages.
Religion et médecine
Comme la plupart des connaissances, celle des simples a été transmise par les religieux de différents ordres monastiques. Si à l'origine les recettes étaient transmises oralement de génération en génération, elles étaient également souvent associées à des légendes, des mythes remontant souvent jusqu'au rites dit païens.
L'Eglise a traditionnellement recueillit ces différentes recettes et a trié le vrai du faux au sein des monastères, les moines copistes participant à sauver de l'oubli les anciens ouvrages et manuscrits.
De plus, dans l'esprit comme dans la lettre de la religion chrétienne, les religieux devaient s'occuper des malades, et ce sont eux qui créèrent les premiers hôpitaux et hospices et les premières herboristeries.
En 529, Saint Benoît de Nursie, considéré par beaucoup comme le fondateur de la médecine monastique, fonde un cloître sur le mont Cassin. Dès 550, l'un des moines de l'ordre, Cassiodore établira au monastère Vivarium en Italie, la première académie d'utilisation des simples, que l'on peut considérer comme l'ancêtre de nos facultés de pharmacie.
L'emploi du temps au Vivarium incluait l'étude des Grands Anciens, Hippocrate, Dioscoride et Galien.
Les Jardins monastiques
L'empereur Charlemagne n'a pas fait qu'inventer l'école, il rendit également le programme de Cassiodore obligatoire dans les écoles monastiques et canoniales, et confirma lors de la promulgation en 812 du "Capitulare de villis" qui réglait la vie des monastères.
Ne laissant rien au hasard, l'empereur à la barbe fleurie, détermina quels végétaux devaient être cultivés dans les jardins monastiques, qu'il s'agisse de plantes médicinales, de fruits ou de légumes. Ainsi, le souci officinal, notre calendula, l'ail, la petite centaurée, la sauge faisaient obligatoirement partie des cultures officielles des jardins carolingiens à côté des plantes étrangères que les moines ramenaient de leurs nombreux déplacements.
Dans les herbiers constitués par les congrégations on consigna les connaissances acquises sur les plantes médicinales, on procéda à leur description botanique, on nota les effets et l'utilisation des simples, et on rédigea les recettes.
Auteur du célèbre "Hortulus" le moine Strabo y décrit 23 plantes sous forme de poèmes.
Sainte Hildegard Von Bingen (1098 - 1179), fondatrice du monastère bénédictin de Bingen, sera la seule femme reconnue à cette époque en médecine. Elle rédigea le "Physica" et le "Causae et curare" dans lesquels elle rajoute aux connaissances acquises ses propres découvertes.
Un tournant dans la médecine
La médecine était déjà au XIIème siècle étudiée dans les facultés au cours d'un cursus de plusieurs années.
Au XVème siècle, l'invention de l'imprimerie permettra à un plus grand nombre de personnes d'accéder aux écrits sur les simples.
Les temps modermes verront la perception de la médecine se modifier et l'extraction d'un composant spécifique d'une plante devint traditionnelle. Cependant cette manière de faire entraina au cours des iècles qui suivirent un oubli des connaissances sur les simples. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle que Kneipp (1821-1897) se pencha à nouveau sur les connaissances des Anciens et les réactualisa.
La science après avoir fait longtemps l'apologie du composant isolé, reconnait aujourd'hui que le principe actif de la plante est souvent la résultante de la synergie de différents composants que seule l'intelligence de la nature pouvait assembler.
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